A PROPOS DE MOI

Je suis partagée entre l'Occident (Bretagne et Paris) du côté de mon père et l'Orient (Vietnam) du côté de ma mère. Cette nature me permet d'intégrer naturellement les croyances de deux philosophies de vie radicalement différentes où j'apprends avec l'Occident à ne croire que ce que je vois, et avec l'Orient, à ne voir que ce à quoi je crois !

Autodidacte, je passe par un bac littéraire et l'apprentissage de l'anglais, de l'allemand et de l'espagnol pour accéder à des études commerciales où je passe la moitié de mon cursus à l'étranger. Je me fiche du commerce car je préfère y apprendre à coudre auprès d'une styliste indépendante. A vrai dire, je rêve de faire autre chose que du commerce. Je rêve de travailler dans la mode, et je me lance dans une formation intensive de stylisme et de modélisme. Je travaille dans une grande maison de couture.

Puis j'assiste mon patron dans un studio de doublage où je rencontre le monde des voix off ainsi que la traduction de documentaires touristiques et animaliers. Envie de changer, d'être libre. Je quitte cet emploi pour devenir traductrice indépendante, métier que j'exercerai pendant 10 ans.

Depuis la nuit des temps, le comportement humain me passionne. A 12 ans, je lis "La cause des adolescents" de Françoise Dolto et je peins dans ma chambre, en solitaire.

J'ai toujours voulu être psy, moi dont l'oreille est toujours grande ouverte pour écouter les chagrins, les joies et la détresse des personnes que je croise, petits et grands. Et j'écris aussi. Beaucoup, beaucoup, énormément. Sur les autres mondes. J'ai si peu de relations sociales et si peu l'envie de me conformer aux codes de mon époque que j'ai du temps pour moi.

Et pourtant, je suis impatiente de trouver un vrai intérêt à vivre ma vie ici-bas.

Mes croyances venues du soleil levant m'incitent à visiter d'autres ailleurs que la terre.


Je suis une vraie autodidacte. Devenue mère, je dévore tout ce qui se lit sur l'éducation. Et j'applique tout de suite. Sans attendre. J'aime expérimenter. J'aime mettre en pratique ce qui se passe dans ma tête. Moi qui ne voulait pas avoir d'enfants, j'aime tellement ce que je découvre dans le domaine de l'éducation qu'au final, j'en aurai 4 ! J'apprends mon rôle de mère en déconstruisant tout ce que j'ai conservé de certitudes sur les relations humaines. Et je me remets en question. Comme une acharnée. Parce que j'aime aller au bout des choses et de moi-même.

Après un divorce et un burn-out, je recommence une nouvelle vie. Je me sens alors de proposer des groupes de parole, des ateliers, puis ma formation. Je suis passeuse d'âmes depuis toujours. Car ma spécialité, c'est de toujours rencontrer les gens au moment où ils sont en grande transition dans leur vie. Ou en plein chaos. J'ai le sentiment de les aider à reprendre leur souffle et leur envol, avant qu'ils ne poursuivent leur route. Qu'ils soient morts ou qu'ils soient vivants. Qu'ils soient jeunes ou qu'ils soient vieux. J'apprends à décoder le langage des bébés. Je rêve de marcher un jour dans le désert pendant des jours et des jours, pour me (re)découvrir dans les murmures du silence. Je rêve de voir des paysages bruts, non lissés par des mains humaines. J'ai lu Nicolas Dubreuil et Sarah Marquis dont j'aime les parcours exceptionnels et qui font des trucs dont je n'oserais même pas faire le quart. J'aime l'engagement et sauter dans le vide, mais pas à leur manière (je suis trop flippée pour ça !)... Alors même que j'ai peur des toutes les petites choses de la vie.

J'ai co-écrit un livre : "Je crois en toi ! Pourquoi et comment valoriser les enfants" (paru aux éditions du Souffle d'Or en mars 2016). Avec des personnes formidables (Maria Basque, Isabelle De Lisle et Ostiane Mathon), dont j'admire le métier... Enseignant... Je rêve d'en écrire d'autres. J'ai noirci des tonnes de feuilles d'une poésie qui n'appartient qu'à moi. J'ai une autre idée en tête : écrire pour les mères épuisées, les mères dépassées. Pour leur redonner la force, le courage. Pour qu'elles entraperçoivent leur lumière quand leur monde est trop sombre.

Mon kif absolu, ce sont les enfants. Qui sans le savoir vraiment, m'apprennent tout avec un sens de la philosophie le plus noble : avec eux, j'apprends à ralentir, à m'investir dans le moment présent, à ne rien prévoir et à m'amuser en toute légèreté. Petite, je voulais chanter, danser et monter des comédies musicales. Alors j'ai fait le conservatoire de danse, du piano, du patinage artistique, du hip-hop, du théâtre, du chant, de la guitare, oui, tout ça... J'ai un autre kif : les adolescents. Qui m'ont appris la révolte, la rage de vivre dans un monde dans lequel je ne me reconnais parfois plus. J'aime leur impertinence et leur audace. J'aime quand ils font semblant d'être adultes. Finalement, c'est un peu moi ça.

Je suis aussi passeuse d'âmes depuis que mon père, fasciné par la mort et terrifié par l'éternité, m'emmène au cimetière régulièrement pendant mon enfance. Je me sens bien lorsque je peux être un lien, un trait d'union entre la vie et la mort, les deux facettes indissociables de notre existence. J'ai vécu des passages d'âmes très émouvants. Je rêve d’œuvrer pour la reconnaissance de la mort, si tabou en Occident, pour restaurer aussi bien la dignité de nos ancêtres vivants que l'on refourgue dans les maisons de retraite, que celle de nos ancêtres défunts qui nous guident encore une fois passés dans l'au-delà. Ce sera ma prochaine mission.

Et voilà ! Vous me connaissez un peu mieux maintenant !

 

Karine Le Goaziou

Thérapeute familiale - Médium - Magnétiseur

24 Rue Pierre Viénot, 60600 Clermont

0663906270

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